Le slow working : une piste pour résoudre l’équation bien-être au travail et objectifs de croissance  ?

Alors que la 14ème semaine de la qualité de vie au travail vient de se terminer avec une mobilisation sans précédent, le 6 novembre 2017 aura lieu le 1er TEDx Paris sur le Slow. L’occasion de s’interroger sur les liens entre slow et bien-être au travail et en quoi l’entreprise a tout à gagner à repenser la notion de temps.

Bien-être au travail : je t’aime, moi non plus…

Dire que le bien-être est au cœur des préoccupations managériales revient à enfoncer une porte ouverte tant les sociétés de toutes tailles et de tous secteurs communiquent sur leurs initiatives et leurs politiques.
On a pourtant l’impression qu’il existe un gap entre les témoignages et le terrain, entre les meilleurs élèves, les entreprises dont le nom apparait dans les classements de plus en plus convoités, le glassdor en tête, et la foule anonyme des autres qui ont encore tant à faire.
Si ce sentiment prévaut c’est sans doute qu’à la lecture de certaines études, les résultats ne sont pas si encourageants et que le chemin semble encore long pour parvenir à cet équilibre entre le bien-être des salariés et les objectifs de performances des entreprises.

Des chiffres sans équivoque

Selon une récente étude publiée par Malakoff Médéric, 42% des salariés estiment que leur rythme de travail s’est accéléré et 46% estiment ne pas pouvoir travailler au même rythme dans 10 ans. 67% déclarent même devoir travailler très vite et très intensément !
Au-delà de la charge de travail, c’est davantage l’accélération des rythmes de travail – la sur-connexion, l’urgence permanente, l’injonction de la performance – qui parait responsable du mal-être des collaborateurs, de leur désengagement mais aussi de leur efficacité. Stress, fatigue psychique, perte de motivation, les conséquences sont préoccupantes : 3,2 millions d’actifs sont considérés comme à risque élevés de burnout*.
Du côté des entreprises le tribut est également critique, sur le plan économique d’abord : le coût moyen du mal être d’un salarié représente 12 600 € /an, (dont 10 000 € pourraient être évités avec une politique interne de bien-être au travail)** et celui de l’absentéisme est estimé à 45 milliards d’€ soit 5,8% de la masse salariale***. D’un point de vue concurrentiel ensuite, avec un impact direct sur leur attractivité et leur performance globale.
* Cabinet Technologia/** Groupe de prévoyance Apicil et cabinet Mozart Consulting/***Alma Consulting

Vers une transformation profonde du paradigme de l’entreprise

Enjeu business mais véritable problématique sociétale, le bien-être au travail n’a pas fini de faire couler de l’encre, ni d’être à la source de nombreuses initiatives managériales, entrepreneuriales, associatives ou politiques.
La création des postes de Chief Happiness Officer, le lancement de journées comme « j’aime ma boîte » témoignent de la volonté à faire bouger les lignes. A l’instar du webzine « My Happy Job », de l’association « HappyTech » ou de la plateforme du « Club des CHO », qui chacun à leur manière rassemble et partage l’expérience des acteurs qui œuvrent pour faire de l’entreprise un lieu épanouissant, et qui pensent le futur du travail.
Car c’est bien de cela qu’il s’agit, d’un changement profond et durable de paradigme de l’entreprise. Car si l’on ne peut pas décréter le bonheur en entreprise, il est du moins possible d’agir concrètement sur la notion du temps. Né dans les années 80 avec le Slow food, le mouvement slow se décline dans tous les domaines : l’alimentation bien sûr, l’éducation, le tourisme, la cosmétique, et même la sexualité 🙂

Do you speak slow ?

Adapté à l’entreprise, le slow, que l’on appelle slow management, slow working ou encore slow business, est capable à lui seul de syncrétiser les aspirations des salariés – quête de sens, valeurs, équilibre vie pro/vie perso, bien-être, épanouissement professionnel – et les objectifs des entreprises – rentabilité, attractivité, performance, gestion des talents, innovation.
En revalorisant les individus et leur place au sein des entreprises, et en proposant une nouvelle temporalité, notamment en réhabilitant le long terme, cette approche peut améliorer la cohésion d’équipe, éliminer les tensions et les facteurs de stress, instaurer un rapport de confiance et de respect mutuel.

Et si les entreprises n’envisageaient plus le temps comme un défi à surmonter mais comme un créateur de bien-être, de valeur, de sens et de performance ?

Et vous qu’en pensez vous ? Si vous aussi, vous interrogez sur le slow en entreprise et vous demandez comment gérer autrement la temporalité du travail, ou si vous souhaitez faire partager cette réflexion au sein de votre entreprise, nous vous invitons à télécharger  notre notre insight « Comment concilier travail, bien-être et performance ? »

Dans ce Pdf à télécharger ici vous découvrirez
⊗ L’impact du bien-être sur la performance des entreprises
⊗ Le coût du mal-être en entreprise
⊗ Les conséquences des rythmes sur la qualité de vie au travail
⊗ Le slow working, une piste à explorer ?
⊗ Les 4 grands principes fondamentaux
⊗ 10 leviers et applications possibles

Avec ses experts, le Slow Lab Happy Folk œuvre pour démocratiser l’accès aux réflexions & pratiques slow comme vecteur d’épanouissement individuel et collectif, de créativité et de développement.
Nous avons développé pour les entreprises, start-up, lieux de co-working, organisation, agences, l’offre Slow@work dont l’ambition est d’instaurer des temps de respiration et d’inspiration à forte valeur ajoutée dans les entreprises. A découvrir ici
Pour en savoir plus sur le Slow Lab Happy Folk c’est !

2017-10-31T12:44:46+00:00 26 octobre 2017|Mode de vie / mode de travail, Pensées, slow work|