Pourquoi Happy Folk a réellement été très (très) slow dans le lancement de ses projets ?


Bien-sûr, il y a cette idée largement répandue, de la start-up à l’entreprise individuelle, que tout démarrage d’activité se fait sur les chapeaux de roues… Dans l’entreprenariat, tout va vite, est intense. De notre côté, je pense qu’on peut affirmer qu’Happy Folk est « slow » dans tous les sens du terme, de ses propositions à ses actions, jusque dans son développement. Petit bilan du début de l’aventure, on vous raconte tout.

 

De pros de la communication à « animatrices de communauté hippies slow « 

A ça, on peut dire que Happy Folk est vraiment slow ! L’envie de faciliter l’accès au slow et au « mieux vivre, mieux consommer, mieux travailler » dans une approche globale mixant sélection de créateurs, partage de savoirfaire, pratique de bien-être est né en 2015. Entre l’idée et sa première réalisation, c’està – dire la 1ère édition du Festival en juillet 2017, il s’est écoulé 18 mois. 18 mois, c’est le temps qu’il a fallu pour accepter le fait que ce projet était bien plus qu’un hobby « fun » qu’on pouvait faire à côté de son « vrai » travail. Une vraie remise en question de son mode de vie, un long cheminement autour de la quête de mieux vivre, d’épanouissement personnel et professionnel, d’utilité.
 C’est également le temps qu’il a fallu pour faire taire les peurs, assumer cette nouvelle orientation de vie, ce changement d’identité d’abord pour soi, et aussi vis-à-vis des autres. De passer de « La fondatrice d’une agence de communication « florissante » et reconnue dans le secteur, de gros clients,  une équipe de consultants jusqu’à 10 personnes  » à « La fille qui a tout arrêté (alors que quand même ça marchait super bien!) pour monter un « petit » projet pas très clair autour de l’art de vivre slow, du bien-être et de l’artisanat ». On va pas se le cacher, au départ, beaucoup on traduit ce projet  (en exagérant à peine) par : « réunion Tupperware new âge pour cadres bobos en burnout qui veulent retourner élever des chèvres dans le Larzac et tricoter des pulls de mémé ». 
C’est enfin le temps qu’il a fallu pour trouver la bonne personne pour rejoindre le projet, qui apporte sa vision pour que les choses se décantent enfin : Nathalie, elle aussi auparavant dans la communication, a rejoint l’aventure en février 2017. En avril, La Bellevilloise nous donnait son accord pour organiser le festival. On avait 2 mois et demi, pas de partenaires financiers, aucun contact auprès des professionnels du bien-être, des créateurs que nous souhaitions convier, juste des convictions, l’envie de proposer une programmation ultra qualitative et beaucoup de motivation. La quasi-totalité des intervenants et créateurs que nous avons contactés ont accepté de relever le challenge et au final, plus de 1600 personnes ont répondu présents et ont confirmés nos intuitions : le besoin d’un lieu ou d’un événement qui réponde en partie aux interrogations et à l’intérêt grandissant des individus sur les nouveaux modes de vie, de travail et de consommation.

Un festival, et après ?

Après un tel festival, c’est un peu comme après un mariage (ça marche aussi pour les naissances) ! Plusieurs mois de préparation, une magnifique fête le jour J, et quand tout le monde s’en va, l’impression que tout est passé super vite, et même ce petit coup de blues post « big event ». Alors, on s’est posées la question du « et après, on fait quoi ? »
2 constats se sont imposés à nous :
•  Nous souhaitions développer des expériences Happy Folk au sein même des entreprises, parce que la question du bien-être en entreprise et des changements de paradigmes du monde du travail nous touchaient particulièrement, en savoir plus sur la génèse du projet ici
• On voulait aussi renouveler l’expérience du festival auprès du grand public, mais également aller plus loin et réfléchir à des expériences plus longues, plus pérennes.

Happy folk en entreprise : faire rimer « slow » et « work », vraiment ?

Sur le second semestre 2017, nous nous sommes donc concentrées à proposer une offre destinée aux entreprises afin de proposer des expériences slow à « forte valeur ajoutée » pour les collaborateurs. Lancée en décembre 2017, cette offre mixe ce qui fait la force de notre approche, à savoir : bien-être et médecine douces, Do It Yourself, développement personnel, rencontres inspirantes, lors d’événements spéciaux ou de teambuilding.
Force est de constater que, si nous avons pu mettre en place quelques expériences « Happy Folk » au sein de certaines entreprises, associer le mot « slow » (traduit littéralement par « lent ») à l’univers du travail et de l’entreprise est une vraie gageure. Slow@ work, ce n’est pas comme certains le pense encore travailler moins, mais travailler mieux, en étant plus performant, plus créatif. Alors même s’il reste encore difficile de convaincre les entreprises, nous avons la certitude que le slow est un signal faible d’une société en mutation. Quand ils seront prêts, nous serons là J
En revanche, ce sont des agences (communication/pub/digitales/événementielles) qui nous contactent. Peut-être parce que c’est notre secteur d’origine et que nous connaissons bien leur fonctionnement. Peut-être également par ce que l’on sait à quel point ce secteur difficile où tout s’accélère tout le temps, a particulièrement besoin de bien-être, de sens, et in fine de « slow ». Bref, après avoir quitté le milieu du conseil en agence, il nous arrive parfois d’y retourner pour faire du conseil en tant qu’expert slow et curateur :),  que ce soit pour des événements pour les équipes en internes, ou pour la création d’événements sur mesure pour leur client. Si vous souhaitez en savoir plus sur notre offre Happy Folk c’est par ici

Le Slow Lab qui réunie les professionnels du slow

En parallèle, nous avons lancé officiellement (c’est-à-dire physiquement) le Slow Lab Happy Folk, qui rassemble les professionnels du slow qu’ils soient créateurs, coachs, artisans, yogis, naturopathes,…. Nous avons organisé un premier petit déjeuner en février.  Fédérer les professionnels pour co-créer, échanger, s’entraider, nous semble important. A terme nous aimerions que des entreprises, des sociologues, des associations rejoignent le slow lab. Néanmoins, nous devons avouer que l’animation de ce slow lab, est un travail presque à plein temps et que le temps nous a manqué ces dernières semaines. Nous pensons refaire des rencontres plutôt sur le second semestre

Le 1er concept store et lieu de pratique slow à Paris : aller, on se lance !

En début d’année, nous prenons la décision de renouveler le Festival et nous préparons une très belle édition, pleine de surprises. En parallèle, nous nous mettons à la recherche d’un lieu qui nous permette de donner vie à notre projet sur du plus long terme : un lieu hybride à la fois select store de créateurs et artisans, lieu de vie et lieu de pratiques bien-être et Do It Yourself. Pour les parisiens mais aussi pour les entreprises. Là encore, trouver le lieu idéal (et les financements) est une mission de longue haleine.  Après maintes péripéties, déconvenues, retours en arrière, qui feront peut-être l’objet d’un autre article, on décide de se faire accompagner par la BGE pour nous aider à trouver les financements nécessaires.  Nous devrions avoir de très bonnes nouvelles à vous annoncer pour la rentrée J.